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Le Maroc/Morocco



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Ce rapport a été préparé par Mr LJOUAD. L, Ingénieur Agro-Pédologue,
Chef du Service des Projetset Programmes à la DAF/AGR/MADREF.

bout mis à jour: 9 décembre 2004

News : ENVIRONMENT en 2.11.[09/12/04]

icon overview   Vue d'ensemble du Pays
icon land   Ressources en terres
icon water   Ressources en eau (AQUASTAT)
icon plant   Les ressources en elements nutritif des plantes
icon hotspots   Points sensibles
icon brightspots   Points phares
icon challenges and view points   Defis, Points de vue
icon references and links   Références / Liens relatifs d'Internet

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1.   Vue d'ensemble du Pays

1.1  Géographie et appareils administratifs

1.2  Caractéristiques socio-économiques

1.3  Climat

1. > début de la page




1.1  Géographie et appareils administratifs



Le Maroc s'étend sur une superficie de 710 850 km2 de terres avec une population estimée, en 1998, à près de 28 millions d'habitants avec un taux de croissance annuel moyen de 1,72 %, et un taux d'urbanisation de l'ordre de 54 %.

mapsymbol.jpg (1K) [Carte 1.1.1 (PDF 185kb): Carte d'ensemble]


1.1 > 1.


1.2  Caractéristiques socio-économiques


Territoire et Population
Economie
Rôle de l'agriculture dans l'économie du pays
Statistiques Agricoles: Principales cultures vivrières et commerciales et tendances de la production
Sécurité alimentaire


Territoire et Population

Situé à l'angle Nord-ouest du continent africain entre le 21° et le 3 6° de latitude Nord ,le Maroc jouit d'une position privilégiée avec une façade maritime qui s'étend sur 3446Km s'ouvrant sur la mer méditerranée au Nord ,avec une cote de 512km allant de Saidia au Cap Spartel, et sur l'océan Atlantique à l'ouest, sur une longueur de côte de 2934 Km de Cap Spartel à Lagouira.

Le Maroc est divisé en 16 régions subdivisées elles-mêmes en 45 provinces et 26 préfectures.

Le Maroc est un pays extrêmement diversifié, autant par ses types humains, ses ressources et sites naturels ou son patrimoine architectural, que par son parler, sa musique ou sa cuisine. La diversité des conditions naturelles, climatiques et altimétriques, des biotopes et des écologies, constitue un potentiel et un patrimoine exceptionnels.


Economie

L'information non disponible.


Rôle de l'agriculture dans l'économie du pays

L'information non disponible.


Statistiques Agricoles: Principales cultures vivrières et commerciales et tendances de la production

L'information non disponible.


Sécurité alimentaire

L'information non disponible.


1.2 > 1.


1.3  Climat


Climat

Le climat dominant est méditerranéen, tempéré à l'Ouest et au Nord par l'influence océanique. A l'intérieur, le climat est plus continental avec des écarts importants de températures. Le Maroc est aride à semi-aride sur plus des deux tiers de son territoire. Les grands traits du climat marocain sont la variabilité et la faiblesse des précipitations, et la fréquence élevée des événements de sécheresse. Ces derniers sont devenus plus fréquents durant les 30 dernières années. Ainsi, le Maroc a vécu l'épisode le plus sec et le plus long de son histoire durant la période 1973-2000, pendant laquelle seules quatre années pluvieuses se sont intercalées (1974, 1977, 1978 et 1996).

La vocation agricole du Maroc, pays écologiquement très diversifié, l'importance du monde rural, la nécessité impérieuse de valorisation des ressources naturelles en eau et sols, dictée par des contextes agro-climatiques aléatoires, et les impératifs du développement, constituent des facteurs qui tout en justifiant la permanence de l'option moderniste du développement agricole, adapté à la variabilité et la fragilité des écosystèmes, imposent des stratégies environnementales spécifiques et ciblées.

L'option de protection de l'environnement et de préservation des ressources dans le secteur agricole, tout en constituant l'un des fondements de base des concepts du développement agricole, s'inscrit dans l'orientation stratégique de la permanence du mode développement agricole en général, et répond aux nouveaux défis posés à ce développement afin d'en assurer la durabilité requise.


Info-pratiques: Prévisions météréologiques, Température et Pluviométrie

linksymbol.jpg (2K) Température et Pluviométrie - www.mtpnet.gov.ma

linksymbol.jpg (2K) Pluviométrie - madrpm.gov.ma


1.3 > 1.


2.   Ressources en terres

2.1  Physiographie

2.2  Sols

2.3  Systèmes-agroécologiques

2.4  Wetlands, palétuviers et fonds intérieurs de vallée

2.5  Types de terre d'inundation

2.6  Risques naturels

2.7  Couverture de la terre

2.8  Utilisation de la terre

2.9  Changement d'utilisation de la terre

2.10  Capacité de production de la terre

2.11  Incidences sur l'environnement des utilisations de la terre

2. > début de la page



2.1  Physiographie


Sur une superficie de 71,1 millions d'hectares sont juxtaposés des terroirs et des écosystèmes très variés qui, schématiquement, peuvent être classées en quatre zones agro-climatiques caractérisées dans leur ensemble par une grande variabilité temporelle et spatiale de la pluviométrie :

  1. Les zones montagneuses du rif, du moyen et haut atlas, et plateau central ;
  2. Les plaines des bordures atlantique et méditerranéenne ;
  3. Les hauts plateaux de l'oriental ; et
  4. Les zones présahariennes ou sahariennes.

Le pays abrite une faune et une flore très variée, relativement aux autres pays du pourtour méditerranéen. La faune marocaine est la plus riche en espèces et la plus diversifiée de l'Afrique du Nord avec une grande part d'endémisme. Avec plus de 4.700 espèces végétales dont de nombreuses sont endémiques, le Maroc est écologiquement le plus riche des pays de l'Afrique du nord et du moyen orient et, où pratiquement toutes les formations végétales depuis la steppe aride à la forêt de haute montage sont représentées.

L'amélioration du bien être et du niveau de vie de l'ensemble de la population n'est pas seulement un impératif moral mais une condition nécessaire pour la sauvegarde de l'environnement. Les populations rurales, accusant un bas niveau de vie et manquant d'infrastructures sociales de base, vivent dans des zones écologiquement fragiles et dépendent dans leur quotidien de l'exploitation des ressources naturelles. La conjonction de ce bas niveau de vie et de la variabilité des conditions climatiques, a de graves conséquences écologiques qui risquent de compromettre d'une façon irréversible le potentiel de productivité des écosystèmes, notamment de productivité agricole, et la préservation des ressources naturelles.

L'exploitation et la valorisation des ressources naturelles constituent l'essence et la base des activités agricoles. Dans ce sens, le développement agricole peut être assimilé à la matrice des actes et activités de gestion de l'environnement défini par ses dimensions et variables tant humaine, écologique que technique, social ou économique. L'activité agricole constitue donc le vecteur des synergies entre les nécessités d'amélioration du bien être et de protection de l'environnement.

L'agriculture demeure l'un des secteurs déterminant de l'activité économique au Maroc .Elle représente prés de 13% du PIB en volume en 19999 et occupe environ la moitié de la population active .Cependant ,la production agricole reste très liée aux conditions climatiques.

Le développement d'une agriculture résolument moderne, dont les défis majeurs sont la compétitivité et la productivité, ne peut être conçu que dans le cadre d'une stratégie d'exploitation et de maintenance durable des outils de production que sont les ressources naturelles à savoir le sol, l'eau, la forêt et les parcours.

mapsymbol.jpg (1K) [Carte 2.1.1 (PDF 91kb): Unites de territorialisation de l'agriculture]


2.1 > 2.


2.2  Sols


Types de sols et distribution (carte des sols, zone et proportions occupées par types de sol généraux).

mapsymbol.jpg (1K) [Carte 2.2.1 (PDF 113kb): Carte des sols]

[Liens 2.2.1: Repertoire Des Institutions Et Experts Africains En Science Du Sol]


2.2 > 2.


2.3  Systèmes-agroécologiques


Zones agro-écologiques (définition de ZAE, carte des ZAE)

mapsymbol.jpg (1K) [Carte 2.3.1 (PDF 92kb): Ensambles agro-ecologiques]

Référez-vous à la section 2.1 Phisiographie.

mapsymbol.jpg (1K) [Carte 2.3.2 (PDF 114kb): Ecosystems pastraux]


2.3 > 2.


2.4  Wetlands, palétuviers et fonds intérieurs de vallée


L'information non disponible.


2.4 > 2.


2.5  Types de terre d'inundation


L'information non disponible.


2.5 > 2.


2.6  Risques naturels


L'information non disponible.


2.6 > 2.


2.7  Couverture de la terre


La SAU est passé de 7,231 millions d'hectares à 8,732 millions d'hectares. La céréaliculture a évolué de 3.985 millions d'hectares en 1994-95 à 5,163 millions en 1998-99. La répartition de l'occupation des sols (en milliers d'hectares ) en l'an 2000 se présente comme suit :


2.7 > 2.


2.8  Utilisation de la terre


linksymbol.jpg (2K) Occupation des sols - www.madrpm.gov.ma

linksymbol.jpg (2K) Production végétale - www.madrpm.gov.ma

linksymbol.jpg (2K) Production Animale - www.madrpm.gov.ma


2.8 > 2.


2.9  Changement d'utilisation de la terre


L'information non disponible.


2.9 > 2.


2.10  Capacité de production de la terre


L'information non disponible.


2.10 > 2.


2.11  Incidences sur l'environnement des utilisations de la terre


linksymbol.jpg (2K) ENVIRONMENT - Moroccan Gateway [NEW]


2.11 > 2.

3.   Ressources en eau (AQUASTAT)

3.1  Hydrographie

3.2  Irrigation et drainage

3. > début de la page



3.1  Hydrographie


linksymbol.jpg (2K) AQUASTAT - (Choisissez de la liste: Morocco.)

linksymbol.jpg (2K) Site web de Ministère de l'Equipement


Situation hydraulique, Situation des barrages
Utilisation de l'eau


Situation hydraulique, Situation des barrages

La permanence du développement de l'irrigation est dictée par une série de conditions objectives : l'importance du monde rural, la variabilité des conditions climatiques, la rareté des ressources en eau, la diversité et la fragilité des écosystèmes qui font que l'irrigation est aussi bien un impératif technique qu'économique ou environnemental. Ainsi, la recherche de la sécurité alimentaire, l'amélioration des revenus du monde rural, la valorisation et la protection des ressources naturelles, et le développement d'une agriculture moderne, productive, compétitive et durable passent nécessairement par le développement de l'irrigation.

Les sécheresses successives non seulement elles favorisent l'érosion éolienne, la dégradation de la qualité des sols, la raréfaction des ressources en eau et la fragilité du milieu, mais amènent de plus le monde rural à développer nécessairement des attitudes agressives vis à vis de l'environnement et des pressions sur les ressources naturelles en vue d'assurer le minimum de leur bien-être. L'atténuation de ces aléas climatiques par la maîtrise et la gestion efficientes des ressources hydrauliques, consolide la synergie entre l'irrigation et la protection de l'environnement.

La diversité des contextes géographiques et écologiques confère au pays un environnement riche et contrasté et, impose des stratégies de gestion spécifiques pour les différents écosystèmes. La croissance démographique et, la pression sur les ressources en eau et en terre, rendent cet environnement vulnérable et fragile et obligent le modèle de développement à déborder le cadre strictement agricole et rural, et à s'interroger sur le projet global de société à construire pour aborder les défis de demain

Les contraintes sociales et économiques ajoutées à celles découlant de la pression démographique, où la population totale du pays atteindra les 38.8 millions en l'an 2020 dont 12,2 millions en milieu rural, font qu'en plus de la nécessité de l'amélioration du niveau de vie du monde rural s'ajoute celle de l'augmentation durable de la productivité. Ainsi, le développement agricole durable ne peut être conçu que dans le cadre d'une politique globale et cohérente du développement social et économique. Il ne saurait se limiter à des actions ou stratégies sectorielles isolées, afin de préserver la forte synergie entre le développement et la protection de l'environnement, en promouvant une croissance soutenue et équitable des revenus et en favorisant l'accès aux ressources et aux technologies.


Utilisation de l'eau

Le développement : adaptation au contexte général.

Le contexte général du développement reste marqué par une faiblesse relative des ressources naturelles et surtout leur grande variabilité dans le temps et dans l'espace. Les ressources en terres cultivables ne dépassent guère les 8 millions d'hectares soit 307 ha pour 1.000 habitants. Le domaine forestier occupe 8,9 millions d'hectares, avec un faible taux de boisement de 8%, soit 342 ha pour 1.000 habitants dont 203 ha en boisement naturel.

Les ressources en eau sont très variables, les précipitations moyennes annuelles s'élèvent à 150 milliards de m3 d'eau par an, mais varient de 50 à 400 milliards de m3. Le potentiel mobilisable ne dépasse pas les 21 milliards de m3 par an, soit en 1996, 830 m3 par habitant et par an et 411 m3 par habitant et par an en 2020. En plus de la variabilité, les ressources en eau sont donc rares et confèrent du pays le caractère de pays à stress hydraulique structurel.

A la fin de 1995, la moitié de ce potentiel, soit 10,9 Milliards de m3, est mobilisée grâce aux barrages régularisant les eaux de surface (8,5 milliards de m3) et aux captages d'eaux souterraines (2,4 milliards de m3). Par ailleurs, les ressources en eau sont mal réparties dans le temps et dans l'espace. L'essentiel des potentialités en eau se trouve dans le domaine atlantique (les bassins de Sebou, de l'Oum Er Rbia et du Loukkos totalisent à eux seuls 57 % du potentiel moyen annuel des eaux superficielles du pays).

La limitation des ressources en eau et en sols et la fragilité des écosystèmes imposent des stratégies de développement adaptées aux différents contextes environnementaux. La recherche du bien être et de la croissance économique ne peut se faire au détriment des ressources naturelles qui sont par principe limitées. Ainsi, les options d'extension des terres cultivables s'avèrent destructrices des équilibres écologiques et surtout coûteuses et sans rentabilités appréciables. D'autant plus, qu'il est admis que l'augmentation des productions alimentaires dans le monde durant le dernier quart du siècle a été conséquente pour 98% à l'augmentation des rendements (recherche agronomique et amélioration des techniques et des technologies de production) et pour uniquement 2% à l'extension des terres cultivables.


3.1 > 3.


3.2  Irrigation et drainage


Développement de l'irrigation selon une approche intégrée et volontariste.

Les ressources en eau dans le pays, restent bien insuffisantes par rapport aux potentialités en terres pédologiquement aptes à recevoir l'irrigation. Les potentialités en irrigation pérenne, en regard des ressources en eau, s'élèvent à 1.300.000 ha dont 850.000 ha pour la Grande Hydraulique (GH) et 450.000 ha pour la Petite et Moyenne Hydraulique (PMH). A côté de ce potentiel d'irrigation pérenne, il existe également d'importantes potentialités en irrigation saisonnière (170.000 ha) et par épandage des eaux de crues (165.000 ha), ce qui donne une superficie totale irrigable d'environ à 1.600.000 ha.

Les superficies actuellement aménagées s'élèvent à 895.700 ha dont 569.900 ha en grande hydraulique et 325.800 ha en petite et moyenne hydraulique. L'aménagement de ces périmètres, notamment ceux dits de la grande hydraulique, s'inscrit dans une approche intégrée de l'équipement et de la mise en valeur. Cette approche est matérialisée par la trame d'aménagement et le concept d'équipement allant jusqu'aux équipements internes des exploitations.

Ainsi, la conception des équipements hydro-agricoles est basée sur l'économie de l'eau et le rendement optimum des infrastructures depuis la mobilisation jusqu'à l'application de l'eau à la parcelle. Quant à la mise en valeur, elle est basée sur des assolements qui tiennent compte des conditions édaphiques locales ; elle se veut en conséquence conservatrice des ressources naturelles.

linksymbol.jpg (2K) L'irrigation : un impératif technique incontournable


3.1 > 3.


4.   Les ressources en elements nutritif des plantes

4.1  Utilisation d'éléments nutritifs des plantes and équilibre nutritif

4.2  Approvisionnement et consommation nationale en fertilisants

4. > début de la page



4.1  Utilisation d'éléments nutritifs des plantes and équilibre nutritif


Référez-vous à la section 4.2 Approvisionnement et consommation nationale en fertilisants.


4.1 > 4.


4.2  Approvisionnement et consommation nationale en fertilisants


Approvisionnement
Evolution de la consommation nationale
Circuits de distribution des engrais
Répartition de l'utilisation des engrais à l'échelle nationale
Impact de l'utilisation des engrais sur l'environnement
Les lignes directrices


Approvisionnement

L'approvisionnement du Maroc en fertilisants s'effectue à partir de la production nationale. L'approvisionnement en engrais qui était assuré exclusivement par FERTIMA jusqu'en juillet 1990, est actuellement totalement libéralisé.

En effet, les opérateurs peuvent s'approvisionner librement tant en engrais locaux qu'en engrais importés, en s'adressant au marché local ou en procédant à des importations.

La production nationale concerne :

  1. Les engrais complexes et phosphatés produits par le groupe OCP (14-28-14, ASP, DAP, MAP et le TSP 45%) ;
  2. Le super phosphate (18% P205) produit par la SCE.

D'autres formules sont produites par les sociétés distributrices en recourant au mélange d'engrais importés ou fabriqués localement.

Quant aux importations, elles concernent les produits azotés (urée, sulfate d'ammoniaque et ammonitrate) et les produits potassiques (sulfate de potasse et chlorure de potasse).


Evolution de la consommation nationale

Période de 1980 à 1990

La consommation brute globale en engrais est passée de 50.000 tonnes en 1979 à 740.000 tonnes en 1990-91, soit une augmentation de 35%. La consommation en engrais d'importation a progressé de 51% alors que cette progression n'a été que de 25% pour les produits fabriqués ou composés localement.

En terme d'unités fertilisantes azotées, phosphatées et potassiques (UF), la progression de la consommation est plus marquée. Cette consommation est passée de 190.000 tonnes à 310.000 tonnes UF respectivement pour les deux campagnes 1979/80 et 1990/91, soit une hausse de 62%.

Durant la période 1980-1990, l'aide de l'Etat est supportée à l'amont et consiste en des subventions supportées par la caisse de compensation. Cette période, a connu deux phases bien distinctes :

  1. La période 1979-1980 à 1985-1986 où la consommation a connu une hausse continue avec un accroissement annuel moyen de 7,3% ;
  2. La période 1985-96 à 1990-1991 où la consommation s'est stabilisée autour d'une moyenne de 310.000 tonnes UF (TAAM de 0,36%).

C'est une période caractérisée notamment par une extension importante des superficies cultivées, un désengagement de l'Etat de la politique de subvention des engrais, et la libéralisation totale du secteur des engrais à partir de 1990.

En plus, la volonté de l'Etat de se désengager de la subvention des engrais a commencé à se matérialiser par des augmentations importantes des prix de vente publics de ces produits.

Ainsi, l'augmentation des prix des engrais a affecté les niveaux de consommation, ceci a été mis en évidence à travers les faits suivants :

  1. la coïncidence de la stagnation de la consommation des engrais avec les hausses successives de leur prix ;
  2. les produits les plus chers au quintal sont les moins consommés. En effet, tout se passe comme si en cas d'augmentation générale du prix, l'agriculteur procède à des substitutions en faveur du produits le moins cher au quintal (produit généralement le moins dosé). Ceci se fait donc en sacrifiant la teneur en éléments fertilisants

Durant la période 1979-80 à 1989-90, les prix de vente des engrais ont été révisés quatre fois, soit en moyenne une révision tous les trois ans.


Période de 1991 à nos jours

La décision de libéralisation des engrais a confié au Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Eaux et Forêts la tache du suivi et d'évaluation de l'approvisionnement en engrais, et ce à travers :


Circuits de distribution des engrais

La distribution des engrais au Maroc est assurée par sept sociétés dont deux sociétés FERTIMA et SCE participant à hauteur de 80% dans l'approvisionnement du pays en engrais, deux sociétés de taille moyenne PROMAGRI et ETS YACOUBI commercialisant chacune environ 40.000 T d'engrais par campagne et trois sociétés de petite taille PROCESS et SCPC dont les ventes ne dépassent pas 20.000 T.

La distribution des engrais est effectuée à travers trois principaux circuits à savoir :

  1. Le circuit des revendeurs privés qui représente 70% des ventes totales;
  2. La vente directe à partir des usines et dépôts des sociétés de distribution représentant 24% des ventes totales ;
  3. Les points de vente FERTIMA localisés au niveau des CT et CMV : 6% de ventes totales.

Par ailleurs, il y a lieu de souligner que l'abandon définitif de la subvention en juillet 1990 a coïncidé avec une période de détérioration des données du marché international des engrais azotés liée aux conséquences de la guerre du Golf ainsi qu'aux difficultés économiques et sociales des pays de l'Est, gros fournisseurs. Les augmentations de prix engendrées par ces situations de crise depuis octobre 1991 sont nettement plus importantes que celles issues de la décompensation.

Ainsi, peut-il être conclu que la suppression de la subvention sur les engrais aurait contribué à la stagnation de l'utilisation de ces produits sachant que le prix de certains engrais ont connu jusqu'à trois révisions par an.

La consommation moyenne en engrais au cours des cinq dernières campagnes se situe à 720.000 T et se caractérise par une quasi stagnation depuis une dizaine d'année.

Les utilisations actuelles moyennes d'engrais représentent 29% des besoins globaux qui s'établissent à 2,5 millions de tonnes.

La consommation nationale des engrais chimiques reste faible (45 kg/ha) comparativement à d'autres pays et subit des fluctuations importantes. Situation due d'une part à la situation foncière des terres et à la dominance des superficies de petite taille et d'autre part aux périodes de sécheresse qui affectent le pays. De même, les apports en engrais sont faibles par rapport aux quantités d'éléments nutritifs exportés du sol par les cultures.

Par ailleurs, la quantité moyenne d'engrais utilisée en terme d'éléments fertilisants comparée aux consommations des pays Nord Méditerranéens tels que l'Espagne, l'Italie et la France, ne représente respectivement que 45%, 25% et 14%.


Répartition de l'utilisation des engrais à l'échelle nationale

Cinquante pour cent de la consommation nationale en engrais sont affectés aux périmètres irrigués à savoir le périmètre de Tadla, de Gharb, de Doukkala et le périmètre de Souss-Massa.

Les types d'engrais les plus fréquemment utilisés sont les engrais combinés tel que le 14-28-14 et les engrais simples comme le supertriple (45%) et d'autres types de mélanges selon les situations particulières.

C'est une utilisation relativement intensive, puisque les zones irriguées ne représentent que 10% de la superficie cultivée. En seconde place viennent les zones bour favorable qui consomment 40% environ du total. Le reste est réparti entre les zones arides et semi-arides recevant une pluviométrie qui varie entre 150 et 400 mm de pluie.

Les traits saillants qui caractérisent la fertilisation au Maroc peuvent se résumer de la manière suivante :

  1. Faiblesse du niveau global d'utilisation ;
  2. Grande disparité entre zones et systèmes de culture ;
  3. Non prise en considération des besoins et des potentialités de production. Pour illustrer cette situation, citons que les quantités en éléments nutritifs exportés par les céréales dans les zones arides et semi-arides sont loin d'être compensées par les apports sous forme d'engrais. Il s'ensuit une exploitation souvent minière des sols préjudiciable à moyen et long terme ;
  4. Les apports relativement importants et des fois excédentaires, effectués dans certaines zones irriguées, sont de nature à produire des accumulations de produits chimiques, essentiellement les nitrates, dans les sols et même dans les nappes.

Impact de l'utilisation des engrais sur l'environnement

L'intensification et l'utilisation non rationnelle des engrais peut aboutir dans certaines situations à la pollution des nappes et des eaux superficielles.

Les nitrates représentent les éléments les plus redoutables. En effet, ils sont facilement lessivables. C'est dans les zones irriguées où les problèmes sont à redouter le plus. Il est estimé par exemple qu'au Tadla, 4.000 tonnes d'azote sont annuellement lessivés et atteignent la nappe. Les concentrations en nitrates mesurées dans le même périmètre varient entre 40 et 50 mg/l et augmentent de 4 à 5 mg/l en moyenne tous les ans. Dans la plaine de Berrechid, des concentrations de 100 mg/l de nitrates ont été observées.

Les phénomènes d'érosion jouent un rôle important dans la dynamique des produits chimiques issus des engrais dans le sol et leur transfert d'un milieu à un autre.

Les eaux chargées en éléments azotés et phosphatés provoquent des phénomènes d'eutrophisation dans les retenues d'eau destinées soit à la consommation soit à l'irrigation.


Les lignes directrices

L'utilisation des engrais au Maroc est très importante dans les zones irriguées et insuffisante dans les autres zones. Dans les deux cas, des effets négatifs peuvent être observés sur les rendements, la propriété des sols et la qualité du produit et de l'environnement. C'est ainsi que les orientations d'action dans ce domaine devraient s'articuler autour des axes suivants :

  1. Réglementer et normaliser le secteur des engrais (fabrication, importation, étiquetage, échantillonnage, analyse, etc.), dans le but de mettre en place des formules moins coûteuses et mieux adaptées aux exigences des différentes zones et cultures ;
  2. Maîtrise de la fertilité naturelle des sols et les besoins en fertilisants selon les systèmes de culture: caractérisation et cartographie agro-écologique ;
  3. Amélioration des programmes de vulgarisation agricole ;
  4. Etude d'impact des engrais sur l'environnement.


4.2 > 4.

5.   Points sensibles

5.0  Vue d'ensemble: contraintes sà l'agriculture durable

5.1  contraintes des terres

5.2  contraintes des aux

5.3  contraintes des éléments nutritifs

5.4  autre contraintes

5. > début de la page



5.0  Vue d'ensemble


Présentation de la problématique

De par le monde et en Afrique en particulier, on enregistre des pertes importantes de productivité des terres provoquées par l'érosion éolienne et hydrique, la salinité, l'alcalinité, le tassement, l'accumulation de métaux lourds, la présence de contraintes de pierrosité ou d'infestation par diverses plantes adventices, etc.

Au Maroc, la dégradation des ressources naturelles et des sols en particulier, résulte des effets conjugués de variation des conditions climatiques et de certaines activités humaines appliquées à des sols généralement fragiles peu fertiles et pauvres en matières organiques structurantes.

En effet, depuis une vingtaine d'années, des variations climatiques se produisent, se traduisant par une grande irrégularité des pluies et une étendue de plus en plus importante des zones sensibles et fragiles. Cet état de fait, aggravé par la pression démographique, aboutit dans de grands espaces d'économie rurale traditionnelle à l'apparition de dégradations tellement étendues du milieu physique et de la végétation naturelle.

La perte des sols, quantitative ou qualitative, liée à la faiblesse et au recul des taux de matière organique et de la fertilité, constitue un problème grave et lourd de conséquences pour lequel les pouvoirs publics sont appelés à trouver les solutions les plus adéquates en fonctions de différentes situations de dégradation.

Les connaissances disponibles sur les phénomènes physiques d'érosion par l'eau et par le vent, ainsi que sur les autres manifestations de pierrosité, ensablement, salinisation, alcalinisation, engorgement et sur les pertes des terres agricoles par l'urbanisation, sont relativement limitées, il s'agit pour certaines d'enquêtes systématiques et pour d'autres d'études localisées ou fragmentaires, mais à valeur illustrative.


5.0 > 5.


5.1  Contraintes des terres sà l'agriculture durable


Dégradation des ressources en terres
Erosion hydrique
Erosion éolienne
Salinité et alcalinité
Pierrosité des terres agricoles
Infestation par diverses plantes adventices
Déperdition des terres agricoles par l'urbanisation
Problèmes d'utilisation des terres


Dégradation des ressources en terres

Le climat et le relief accidenté du Maroc créent des conditions naturelles favorables à l'érosion par l'eau et le vent. Le processus d'érosion déjà considérablement amplifié par l'action de l'homme qui s'est exercée au cours des temps pour assurer sa subsistance par l'agriculture et l'élevage, s'est accéléré au cours des dernières décennies en raison de l'extension et de la modernisation de l'agriculture en relation avec l'accroissement de la population au taux de l'ordre de 1.6 % en 1998.


Erosion hydrique

L'érosion pluviale provient souvent de l'intervention humaine sous toutes ses formes. Les risques d'érosion par l'eau sur une terre dépendent de trois facteurs physiques inhérents à la situation de cette terre dans son contexte géographique: Le relief, caractérisé par la pente et la longueur de pente, la nature du sol et de la roche-mère, l'agressivité pluviale caractérisée par la hauteur annuelle des pluies, leur distribution saisonnière et leur intensité.

A partir de ces facteurs on a estimé le risque d'érosion spécifique auquel est exposée une certaine terre considérée comme capital "Sol" support de toute production agricole, pastorale et forestière. Cette estimation effectuée en 1972 a montré que sur une superficie totale étudiée de 22.726.000 ha de terres du Maroc septentrional, en utilisant le système américain de classement des sols, 17,5 millions de terres forestières, pastorales et de culture, présentent des risques d'érosion considérables, soit les classes III, IV, VI, et VII du classement effectué.

Dans cet espace de terrains soumis à l'érosion hydrique, les terres agricoles touchées représentent une superficie de 5,5 millions d'ha, soit 73 % de la surface agricole utile étudiée qui était de 7,5 millions d'ha, et une superficie de 12,5 millions d'hectares en y incluant les terrains de parcours.

Il avait été recommandé à l'issue de cette étude que les terres agricoles soumises à cette dégradation, fassent l'objet de mesures de conservation, sévères et même très sévères, pouvant aller jusqu'à des changements complets d'utilisation du sol comme par exemple le remplacement de la céréaliculture, érosive, par des cultures fourragères qui le sont beaucoup moins.

C'est au niveau de l'infrastructure hydraulique que les phénomènes érosifs sont perçus avec le plus d'acuité par l'envasement et les atterrissements qu'ils provoquent dans les retenues des barrages, en réduisant progressivement leur capacité de régulation.

Actuellement, on estime à 50 millions de m3, la capacité perdue chaque année par envasement sur un volume annuel moyen régularisé de l'ordre de 11 milliards de m3 soit une diminution de 0,5 % par an ou une perte de possibilité d'irrigation de 5.000 ha/an. La capacité déjà perdue de nos jours est d'environ 500 millions de m3.

Trois ouvrages ont déjà fait l'objet de travaux de surélévation pour rétablir les capacités perdues par envasement : ceux de l'Oued Mellah mis en service en 1931 surélevé en 1942, d'El Kansera mis en service en 1935 surélevé en 1969, et de Lalla Takerkoust mis en service en 1935 surélevé en 1980. Quatre barrages, ceux de Taghbout, d'Ajras, de l'oued Mellah et de Zemrane sont envasés à plus de 50 % de leur capacité initiale.


Erosion éolienne

Le vent est l'un des principaux facteurs qui ont façonné et façonnent encore les paysages des régions arides. Il agit à la fois sur le modelé du relief et sur la croissance de la végétation en amenant les hommes à établir des systèmes de protection pour leurs cultures et leurs habitations. L'action du vent se manifeste quand : le sol est meuble, sec et assez émietté, sa surface est relativement égale, et la couverture végétale absente ou clairsemée, la zone susceptible de subir l'érosion est suffisamment étendue dans le sens du vent et quand celui-ci est suffisamment fort pour provoquer le mouvement des particules du sol.

Ces conditions se rencontrent au Maroc aride, pré-saharien et saharien des régions de Ouarzazate et d'Errachidia principalement, mais aussi dans celles de Tiznit, de Figuig, et même d'Agadir en zone irriguée, où de graves dégâts sont souvent causés aux infrastructures et aux terres de culture elle mêmes. Deux aspects géographiques de l'érosion éolienne peuvent être cités :

  1. Le long du littoral, la direction dominante des vents est fortement marquée alors que les plages constituent des zones naturelles de prélèvement de matériaux. Dans ces zones, si le processus n'est pas arrêté à l'origine, les transports s'étendent vers l'intérieur.
  2. Dans les zones continentales très arides, la sécheresse persistante ne permet qu'une couverture végétale précaire et rend mobile des éléments de surface de certains types de substrats.

Tout en notant l'absence d'études et de données chiffrées sur l'érosion par le vent, il y a lieu de retenir que l'aridité climatique, la sécheresse et l'influence de la bande littorale atlantique, qui sont les principaux paramètres qui favorisent l'érosion par le vent sévissent sur la quasi-totalité des terres agricoles au Maroc.


Salinité et alcalinité

Au Maroc, les problèmes de salinité, très répandue, se présentent sous plusieurs aspects. On distingue les problèmes de salinité ou d'alcalinité, celle-ci pouvant être sodique ou magnésienne. La source du sel peut être le substrat, la nappe ou l'eau d'irrigation. Les dangers peuvent provenir de l'un et/ou l'autre de ces éléments mais aussi d'autres pratiques dangereuses telles que la surexploitation d'une nappe en contact avec l'eau de mer ou, au contraire la remontée et affleurement des nappes d'origines profondes. Dans la plupart des cas, plusieurs facteurs se combinent. Enfin des facteurs tels que la poussée démographique associée à l'insuffisance des ressources en eau doivent également être pris en considération, de même que l'inexpérience de certains agriculteurs en matière d'agriculture intensive, qui recourent à des pratiques dangereuses telles que le recyclage de l'eau de drainage par exemple.

Dans ce domaine non plus, il n'y a pas d'études systématiques qui permettent de faire une évaluation de la salinité et d'alcalinité. Les conclusions toutefois d'enquêtes effectuées dans 3 régions : La plaine du Gharb, la plaine des Béni-Amir dans le Tadla, et la zone du Sud-Est, ont fait état de l'existence d'un problème réel de salinité et/ou d'alcalinité des sols au Maroc. Ces problèmes qui se posent de façons très différentes d'une région à l'autre concerneraient des surfaces importantes.


Pierrosité des terres agricoles

En 1986, une enquête approfondie a été lancée pour recenser les terres présentant un empierrement important et pouvant justifier économiquement la réalisation d'opérations d'épierrage.

La synthèse de cette enquête a fait ressortir un potentiel de l'ordre de 2 millions d'ha de terres nécessitant des opérations d'épierrage, réparti sur 32 Provinces et 403 Communes Rurales.

Ces terres présentent différents niveaux d'empierrement, nécessitant des interventions mécaniques ou manuelles. C'est ainsi que :

  1. 45% soit quelques 951.000 Ha des terres recensées nécessitent un épierrage manuel.
  2. 55% soit quelques 1.138.000 Ha de terres nécessitent un épierrage profond et entièrement mécanisé.

L'enquête avait estimé également que cette opération permettrait une augmentation de la production des céréales équivalente à 20 millions de quintaux, ce qui contribuerait à la satisfaction de l'objectif de la sécurité alimentaire du pays si elle est conduite sur l'ensemble du potentiel national empierré (2 millions d'ha). Cette estimation est faite en se basant sur un gain minimum équivalent à 5 qx/ha de céréales.

Le financement de ces travaux est supporté par l'Etat conformément aux dispositions de la loi n°33-94 pour les PMVB et de l'arrêté conjoint n°1936-26 du 03 Octobre 1996 pour les actions sectorielles. L'aide de l'Etat est accordée aux agriculteurs sous forme de travaux de défoncement.

La réalisation de l'opération épierrage lancée à l'échelle nationale en 1989 se chiffre jusqu'au 31 Mars 2000, comme suit :


Infestation par diverses plantes adventices

A fin de pallier l'envahissement croissant de certaines terres agricoles par les friches nuisibles, tels que le jujubier, le doum, le jonc, etc., qui entravent l'exploitation rationnelle des terres agricoles notamment par la mécanisation des travaux, le MADREF a engagé en 1995 un recensement à l'échelle nationale des terres en friches. Ce recensement a fait ressortir qu'un potentiel non négligeable de 740.000 ha de terres agricoles (soit environ 8,5 % de la SAU) sont infestées par des espèces nuisibles aux cultures. Les effets de ces friches sont très marqués sur les terres agricoles à haut potentiel où le taux d'infestation est élevé et la multiplication de ces espèces est très accélérée (cas du jujubier).

La répartition des terres infestées par espèce, statut et degré de présence des adventices, montre :

  1. Une nette dominance du jujubier par rapport aux autres espèces avec un taux d'infestation de 62 % ;
  2. Une forte présence du statut Melk avec 74 % de la superficie totale ;
  3. Une présence importante des friches sur les terrains à faibles pentes (inférieure à 8 %) qui dépasse les 75 % des terres infestées.

Ces résultats ont confirmé l'importance du problème des friches sur les terres agricoles, ce qui a justifié la prise de dispositions pour le traitement de ces friches en vue de l'éradication de ces espèces des terres agricoles à fort potentiel et ne présentant par de risque d'érosion.

Au mois de Mars 2000, les réalisations physiques en matière de défrichement se résument comme suit :

  1. Le traitement mécanique du Doum dans la zone d'action de la DPA de Tanger et qui porte sur une superficie de 300 ha.
  2. Le traitement chimique du jujubier dans les zones d'action des DPA de Nador, Al Hoceima, Sefrou, Oujda et Khouribga sur une superficie totale de 1.230 ha.

Ces réalisations ont eu les effets et impacts positifs suivants :

  1. Gain des superficies occupées initialement par les friches ;
  2. Augmentation de la productivité des terres ;
  3. Intensification de l'utilisation des intrants essentiellement la mécanisation agricole ;
  4. Amélioration du revenu des agriculteurs.

Déperdition des terres agricoles par l'urbanisation

Le développement économique au Maroc s'accompagne d'un exode important des populations rurales vers les villes et le taux d'urbanisation devait déjà atteindre les 54 % en l'an 2000.

La population urbaine est passée de 3,4 millions d'habitants en 1960 à 8,7 millions en 1982, et 15,6 millions en 1999 et l'on prévoit qu'elle sera de 18,7 millions à l'an 2007.

La croissance de la population dans les zones urbaines induit une très forte augmentation des surfaces affectées aux logements, aux équipements et aux activités sociales et économiques. Cette croissance est actuellement mal contrôlée et induit un phénomène important "d'urbanisation clandestine" hors des périmètres affectés à l'urbanisation par la planification spatiale.

L'urbanisation incontrôlée et les constructions clandestines, sont généralement et spontanément réalisées sur les terres les plus productives des périphéries des agglomérations urbaines du fait qu'elles sont plus faciles à équiper et à bâtir. Malheureusement, pour la même raison, les planifications urbaines localisent également les zones d'extension autorisées sur les terres plates et les plus faciles à desservir en eau, qui se trouvent être les terres les plus fertiles.


Problèmes d'utilisation des terres

Fondamentalement, les sols marocains sont fragiles si l'on excepte ceux des grandes plaines alluviales. Même dans les zones humides, lorsqu'ils sont surexploités par les cultures ou le pâturage, ils gardent encore ce caractère de fragilité. Celui-ci provient de leur faible teneur en matière organique, ce qui a pour conséquence un manque de structure et de cohésion. Les sols des zones arides sont encore plus vulnérables, dès que leur équilibre est perturbé, ils se détériorent rapidement sous l'action du vent et des pluies généralement violentes.

La situation actuelle de vulnérabilité des ressources en sol est donc le résultat de la combinaison de nombreux facteurs et de causes multiples dont les principaux sont :

Dans ce milieu, l'eau constitue le facteur limitant majeur. Les disponibilités hydriques sont déterminées, par une pluviométrie faible et aléatoire, des sols généralement peu profonds à capacité de stockage insuffisante, et des températures élevées, en fin et parfois en début du cycle des cultures, se traduisant par un potentiel de production limité et fortement variable. L'état phytosanitaire et l'action des ravageurs ne font qu'amplifier le caractère aléatoire des productions dans ces zones.

La pression sur la terre s'est traduite par le recours de plus en plus à l'augmentation de l'intensification culturale et à l'exploitation des terres marginales et le surpâturage des parcours. Il en résulte une exploitation minière du milieu concrétisée par une diminution de la productivité et une dégradation des ressources naturelles (sol, végétation et eau) ; entraînant une fragilisation préoccupante du milieu que les techniques de production actuellement pratiquées ne font qu'aggraver.

A la fragilité physique des sols, s'ajoute une structure foncière défavorable, dominée par l'existence de statuts fonciers ambigus, la micro-propriété, le morcellement et la parcellisation, souvent excessifs des exploitations agricoles.

Il est actuellement justifié, par rapport à l'ensemble des priorités nationales, d'envisager une protection stricte du patrimoine cultivable, et de définir et mettre en oeuvre une politique et une stratégie, propres à assurer une utilisation des terres tenant compte de leurs vocations et des objectifs de sécurité alimentaire du Pays.

Les sols constituent une ressource naturelle indispensable à tous les secteurs économiques, et dont le rôle est particulièrement déterminant en agriculture. La production agricole se doit de contribuer au maintien et à l'amélioration de ce capital naturel et soutenir ainsi la productivité et l'efficience du secteur, la qualité de l'environnement, et le développement rural.

De par le monde et en Afrique en particulier, on enregistre des pertes importantes de productivité des ressources en sol provoquées par l'érosion éolienne et hydrique, la salinité, l'alcalinité, le tassement, l'accumulation de métaux lourds,...

Au Maroc, la dégradation des ressources naturelles et des sols en particulier, résulte des effets conjugués de variation des conditions climatiques et de certaines activités humaines appliquées à des sols généralement fragiles peu fertiles et pauvres en matières organiques structurantes.

En effet, depuis une vingtaine d'années, des variations climatiques se produisent, se traduisant par une grande irrégularité des pluies et une étendue de plus en plus importante des zones sensibles et fragiles. Cet état de fait, aggravé par la pression démographique, aboutit dans de grands espaces d'économie rurale traditionnelle à l'apparition de dégradation tellement étendues du milieu physique et de la végétation naturelle.

La perte des sols, quantitatives ou qualitatives, liée à la faiblesse et au recul des taux de matière organique et de la fertilité, constitue un problème grave et lourd de conséquences que les pouvoirs publics sont appelés à résoudre et/ou à atténuer.

Par ailleurs, en reconnaissant que la reconstitution d'un sol et le rétablissement de sa fertilité est une entreprise souvent très difficile, du fait que les phénomènes de pédogenèse et de formation des sols, sont des processus très lents (plusieurs générations), l'intervention de la collectivité pour faire face à la dégradation et la déperdition du capital sol est une priorité et un devoir revêtant un caractère d'urgence.

La charte mondiale des sols, mise au point par la FAO (Novembre 1982) reconnaît que la satisfaction des besoins alimentaires de l'humanité, y compris l'élimination de la malnutrition, exige :

La même charte souligne la préoccupation qu'inspirent les risques de dégradation des sols résultant d'une mauvaise utilisation des terres et de mesures inadéquates d'intensification de la production, en particulier dans les zones exposées à l'érosion hydrique, éolienne ou à la salinité et à l'alcalinité.

La protection des ressources en terres, ne peut par conséquent être envisagée que par la maîtrise et la prise en considération de leurs vocations et aptitudes, et l'amélioration de leur utilisation, objectifs dont la réalisation nécessite :

La problématique de l'utilisation des sols est approchée donc à travers l'appréciation du niveau de maîtrise de l'inventaire des sols, l'évaluation de l'importance et de l'ampleur des dégradations qui affectent la ressource en sol et les efforts et stratégies de rationalisation de l'utilisation des terres entrepris ou en préparation.


5.1 > 5.


5.2  Contraintes des eau sà l'agriculture durable


L'information non disponible.


5.2 > 5.


5.3  Contraintes des éléments nutritifs sà l'agriculture durable


L'information non disponible.


5.3 > 5.


5.4  Autre contraintes sà l'agriculture durable


L'information non disponible.


5.4 > 5.

6.   Points phares

6.0  Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation

6.1  Indicateurs terre-connexes de réponse

6.2  Indicateurs eau-connexes de réponse

6.3  Indicateurs nutrition-connexes de réponse

6.4  D'autres indicateurs de réponse

6. > début de la page



6.0  Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation


Bilan des expériences antérieures



Bilan des expériences antérieures

Plusieurs plans, stratégies et programmes ont été élaborés. Bien que la plupart d'entre eux ne sont pas encore traduits en programmes d'action concrets ; il n'empêche que le processus de leur élaboration a donné lieu à une réflexion approfondie et holistique sur le diagnostic de la situation actuelle, l'identification des contraintes et la définition d'une nouvelle approche de l'aménagement de l'espace agricole.

Certains de ces plans, stratégies et programmes ont une portée sectorielle clairement affichée, d'autres visent plutôt une mission horizontale de développement intégré, impliquant plusieurs acteurs. Parmi ces programmes, plans et stratégies, nous passons en revue, à titre illustratif : (i) Programme National d'Irrigation, (ii) Plan National d'Aménagement des Bassins Versants, (iii) Plans National et Directeur de reboisement, (iv) Stratégie de Développement des terres de Parcours, (v) Plan Directeur des Aires Protégées, (vi) Projets de développement intégrés,(vii) stratégie des PMVB, ainsi que deux plans en cours de finalisation, en l'occurrence, (ix) plan Directeur de gestion conservatoire des terres agricoles bour et (x) Programme d'Action National de lutte contre la Désertification.


(i) Programme National d'Irrigation

Le Programme National d'Irrigation (PNI) rassemble les éléments de la politique de l'Etat en matière d'intervention dans le secteur irrigué entre 1993 et l'an 2.000. Ce programme porte sur 250.000 ha d'équipements nouveaux, et 200.000 ha de réhabilitation de périmètres existants.

Le PNI s'était fixé comme orientations (i) d'accélérer le rythme des équipements hydro-agricoles, (ii) d'inventorier les ressources en eau souterraines, (iii) de procéder au transfert des excédents d'eau vers les régions à haut potentiel pédologique, (iv) de définir une nouvelle conception de l'aménagement en petite et moyenne hydraulique, y compris les irrigations d'appoint pour les grandes cultures en zones pluviales, et (v) de protéger les ouvrages et les équipements hydro-agricoles et de sauvegarder leur pérennité.

Le PNI a permis de porter la superficie irriguée au Maroc à un million d'hectares environ sur un potentiel irrigable de l'ordre de 1,35 millions d'hectares.


(ii) Plan National d'Aménagement des Bassins Versants

Le Plan National d'Aménagement des Bassins Versants finalisé en 1996, a permis d'évaluer le bilan de l'expérience marocaine en matière d'aménagement des bassins versants, de faire des recommandations susceptibles d'améliorer la qualité des projets d'aménagement, d'identifier les bassins versants prioritaires à aménager ainsi que les mécanismes de financement. Les conclusions de ce plan concernent la classification des bassins versants selon le degré de sévérité de l'érosion, et l'approche à retenir en matière de leur aménagement. Elles rendent compte aussi des conséquences financières de l'inaction extrêmement coûteuses, notamment au niveau agricole, sur le plan de la durée de vie des barrages et plus généralement sur le développement économique et social du pays.

Le classement des priorités pour les 22 bassins versants en amont des barrages, couvrant une superficie de 15 millions d'hectares, révèle que 11 millions d'hectares sont jugés à risques, alors que 3 millions d'hectares sont à aménager d'urgence. Par ailleurs, le plan suggère la nécessité de remplacer le concept étroit d'aménagement des bassins versants par un autre plus large de développement des zones de montagnes, basé sur des programmes conçus selon une approche participative, menés à petite échelle et étalés sur de longues durées.


(iii) Plans National et Directeur de Reboisement (PNR-PDR)

Le Plan National de Reboisement (PNR) fût élaboré en 1970 en vue de fournir les éléments de réponse aux besoins du pays en matière de production de bois, de protection des sols contre l'érosion et d'espace de récréation.

Ce plan proposait la satisfaction des besoins précités à l'horizon 2.000 par la plantation de 662.000 ha étalée sur 30 ans et répartie entre 355.000 ha de forêts de production et 115.000 ha de reboisement mixte. Cet objectif n'a été réalisé que partiellement, et vient d'être repris dans le cadre du Plan Directeur de Reboisement.

Le rythme de reboisement retenu pour atteindre les objectifs du PNR a été révisé à maintes reprises pour l'ajuster aux hypothèses concernant les niveaux de production sur lesquels ont été basé les estimations de départ. Ces hypothèses, jugées trop élevées, ont fait l'objet, par deux fois, de révision à la baisse.

L'élaboration d'un Plan Directeur de Reboisement (PDR), finalisé en 1997, comme révision du PNR précité, répond à une recommandation formulée dans la stratégie de développement forestier. En s'inscrivant dans une vision à long terme, ce plan se propose de fournir une réponse durable aux besoins prioritaires en produits forestiers.

Le plan recommande la réalisation de cet objectif ambitieux à travers le développement d'un partenariat, permettant de multiplier les actions de reboisement par un plus grand nombre d'intervenants publics et privés, et la contribution à des programmes locaux sur une base participative. Le plan directeur de reboisement suggère enfin des reboisements de production de bois et de biomasse combustible, de protection, de récréation et sylvo-pastoraux.

Le PDR est considéré comme un outils de planification stratégique à moyen terme (10 ans) dans le cadre d'une perspective à long terme (30 ans) et ce dans le but de reconquérir un équilibre écologique optimum. Les programmes proposés portent sur le reboisement de 1,5 millions d'hectares en 30 ans et 500.000 hectares en 10 ans.


(iv) Stratégie de Développement des Terres de Parcours

La Stratégie de Développement des Terres de Parcours s'inscrit dans une option de lutte contre la dégradation des ressources naturelles afin de permettre la pérennité des systèmes d'élevage extensif et d'accroître la production pastorale et de celle de l'élevage et dans le but d'améliorer les conditions de vie des éleveurs . Cette stratégie représente une révision critique des différentes expériences d'aménagement et de mise en valeur des terrains de parcours dans toutes leurs phases de conception, exécution et suivi-évaluation.

Cette stratégie a procédé à un diagnostic de la situation actuelle de l'élevage pastoral, à une identification des contraintes majeures et à une évaluation du bilan des actions menées durant les deux dernières décennies. Cette stratégie aborde la question pastorale sous un angle privilégiant la participation effective des ayants-droit et l'intégration des terres de parcours dans leur environnement socio-économique représenté par les terroirs agricole et forestier et le marché.

Les conclusions dégagées de ces analyses font ressortir qu'une stratégie de développement des terres de parcours ne saurait être une simple opération technique. Elle doit être plutôt l'expression d'une volonté politique traduisant des options en matière de statut de la terre, des conditions d'accès aux ressources de base et du type de croissance à offrir aux pasteurs sans léser ni leur descendance, ni la communauté nationale.


(v) Plan Directeur des Aires Protégées

Le Plan Directeur des Aires Protégées du Maroc fût élaboré en 1995. Ce plan a identifié et cartographié les sites présentant un intérêt biologique et écologique (SIBE), a classé ces sites conformément à la nomenclature internationale et a proposé des méthodes de gestion de ces sites qui garantiraient leur conservation et leur valorisation.

Le plan a permis d'identifier 168 SIBE, répartis sur 8 parcs nationaux et 146 réserves naturelles. Il a aussi inventorié les espèces animales et végétales menacées. Ainsi, il a été rapporté que 1.600 taxons végétaux sont qualifiés de rares ou menacés d'extinction, alors que du côté de la faune, l'inventaire des taxons rares ou menacés de disparition concerne 180 vertébrés terrestres, 22 mammifères, 110 taxons d'oiseaux et 49 reptiles.

Le plan arrête enfin trois catégories de priorités en terme d'entrée en vigueur du statut d'aire protégée. Le premier niveau fixe à 5 ans le délai de mise en application du statut de protection et concerne 51 SIBE. Les deux autres échéances ont été arrêtées à 8 ans et 14 ans et concernent respectivement 44 et 59 SIBE.


(vi) Projets de développement intégré (PDI)

Les PDI qui constituent une option globale et volontariste de la politique publique agricole ont concerné une génération de projets impulsés par la Banque Mondiale à la fin des années 70.

Dans une première phase, les PDI ont été mis en ouvre dans les zones d'agriculture pluviale favorables (Loukkos, Fès-Karia Tissa, El Hajeb) avant d'être étendus à des régions moins favorables (Moyen Atlas Central, Abda-Rhamana, Oulmès-Roumani et Settat).

Les PDI couvraient presque le cinquième de la superficie agricole utile qui est de l'ordre de 8,7 millions d'hectares, au profit de quelque 22 % de la population rurale totale du pays et visaient généralement des zones de céréaliculture où l'élevage extensif revêt une importance appréciable dans l'économie des exploitations traditionnelle. Leur objectif principal était de rééquilibrer la politique publique agricole qui était antérieurement entièrement concentrée sur le secteur irrigué.

En l'absence d'une évaluation globale des PDI, il est tout de même permis de noter que les résultats obtenus, n'ont pas toujours été à la hauteur des attentes ni des investissements consentis.

Dans leur conception et mise en œuvre, les PDI étaient fondés sur une philosophie interventionniste, basée sur des actions descendantes qui se surimposent aux systèmes de production locaux et aux sociétés locales dont l'expression des besoins et des aspirations est ignorée. Les PDI de la deuxième génération essayèrent d'intégrer davantage la variable connaissance des populations en vue de leur participation mais continuaient de souffrir du problème de l'intégration des actions et aussi de celui de l'échelle d'intervention.


(vii) Stratégie des PMVB

La promulgation de la loi 33-94 relative aux périmètres de mise en valeur en bour est perçue au niveau du MADREF comme un événement d'une extrême importance, en faveur des zones d'agriculture pluviale et comme un saut qualitatif en matière de développement agricole et rural dans ces zones.

La stratégie de mise en valeur en bour instituée par cette loi est conçue d'abord, comme un cadre légal d'intervention en zones d'agriculture pluviale pour promouvoir l'émergence de pôles de développement agricole et rural ; dans ce sens les périmètres, une fois identifiés et délimités, sont appelés à intégrer une gamme, la plus complète possible, d'activités cohérentes de développement agricole renforcées par des actions complémentaires de promotion économique et sociale.

Cette nouvelle stratégie s'inspire des mêmes principes qui ont guidé l'aménagement des périmètres d'irrigation et repose sur les cinq approches suivantes:

1°/ Une approche focalisée et territorialement localisée : Il s'agit de délimiter les zones, qu'on appellera « périmètres de mise en valeur en bour », dans lesquelles les structures du Ministère focaliseront leurs interventions.

La taille de ces zones, devra tenir compte des caractéristiques agro-écologiques (zones homogènes), de la nature des actions à y entreprendre et des données socio-culturelles des populations bénéficiaires. Ces « périmètres » pourront regrouper, compte-tenu des caractéristiques agro-écologiques, des zones de mise en valeur de terres agricoles, des zones d'amélioration pastorale et des zones de conservation des sols, ou l'une de ces zones seulement.

2°/ Une approche intégrée, rompant avec le modèle d'intervention purement sectoriel, prenant en compte l'ensemble des opérations de développement agricole susceptibles d'induire une intensification de la mise en valeur de ces terres et un accroissement de l'investissement au niveau des exploitations.

Bien que la nature des actions à entreprendre dans ces « périmètres » soit déterminée par les caractéristiques et les contraintes spécifiques qui y auront été identifiées, d'une façon générale, il s'agira de mettre en place toutes les conditions nécessaires qui permettront à ces périmètres d'exprimer pleinement leur potentiel de production.

3°/ Une approche participative et contractuelle, à même de garantir l'adhésion des populations concernées aux aménagements envisagés, leur participation aux financements nécessaires et leur engagements à l'exécution des opérations mises à leur charge, au respect des normes et modes d'exploitation convenus et à l'entretien et la maintenance des équipements et des aménagements réalisés.

A ce titre, il sera recherché la participation active des agriculteurs à l'élaboration des programmes d'aménagement et au suivi de leur exécution, et ce par le biais de leurs chambres d'agriculture et leurs associations professionnelles.

En outre, les agriculteurs seront encouragés à s'organiser en groupements professionnels pour une meilleure gestion des aménagements et des espaces mis en valeur par le projet.

4°/ Une approche déconcentrée, des propositions de programmes et des moyens afin de permettre aux structures régionales du Ministère de concevoir et réaliser des programmes d'intervention adaptés aux besoins réels dégagés à travers des études précises.

A l'intérieur des périmètres délimités, l'exploitation des terres agricoles est obligatoire et n'y sont autorisés que les modes de faire valoir directs et la location conclue suivant les modalités contractuelles fixées par la législation relative aux locations de terres agricoles.

Des plans d'aménagement et des programmes d'équipement y sont élaborés, avec la participation des représentants des populations concernées, sur la base d'études tenant compte des contraintes, vocations et atouts des espèces concernés.

Dans ce cadre, il est prévu la création dans chaque périmètre, de commissions locales de mise en valeur agricole, composées de représentants de l'Administration et des populations concernées, auxquelles sont soumis, pour avis et propositions et avant toute décision, les plans d'aménagement et d'équipement précités.

Les actions d'aménagements et d'équipement sont subdivisées en actions d'équipement externe et interne aux exploitations.

Les travaux d'équipement externe sont entièrement à la charge de l'Etat, ceux relatifs à l'équipement interne sont, compte tenu de leur nature et de la taille de la propriété et des moyens à mettre en œuvre :

Dans le cadre de la mise en oeuvre de cette stratégie un large chantier est en cours d'engagement dans ce domaine. Ainsi, bien que la promulgation de la loi et de son Décret d'application est relativement récente, une activité particulièrement intense et soutenue, tant des structures centrales que régionales du MADREF a permis :

Par ailleurs, et dans le cadre du plan quinquennal 2000-2004, il est prévu de consolider et de renforcer la stratégie de mise en valeur en bour à travers la réalisation de 71 nouveaux projets, pour un coût total de 1.637 millions de Dirhams.


(viii) SOTER : une base de données sur les sols et le relief du Maroc

L'objectif global du projet SOTER, entrepris dans le cadre d'une convention de coopération Maroc (MADREF/DAF)/FAO (Bureau Régional du Caire), est d'établir une base de données sur les sols et le relief (terrain) pour le Maroc. Cette base de données est constituée d'une carte à l'échelle du 1/5.000.000 ainsi que des données attributs correspondant aux unités cartographiques. La démarche suivie pour l'établissement de cette base de données est décrite dans les manuels des procédures édités par ISRIC en 1995. Ainsi deux documents guides ont été utilisés :

  1. Global and National Soil and Terain Digital Databases (SOTER) : Attribute Database User Manual. Working paper and preprint n° 94/04.
  2. Global and National Soil and Terain Digital Databases (SOTER) : Database Structure. Working paper and preprint n° 94/05.

L'établissement de cette base de données permettra :

  1. La valorisation de la masse considérable d'informations disponible au Maroc en matière d'études pédologiques et dont les documents sont dans la plupart des cas dispersés entre différents services du Ministère de l'Agriculture, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
  2. La mise à la disposition des utilisateurs, des décideurs et des scientifiques d'un document synthétique permettant une visualisation des grands traits ainsi que la répartition géo-spaciale des principaux types de sol à l'échelle nationale, et ce pour une gestion plus rationnelle des ressources naturelles dont le sol est un composant essentiel.

La méthodologie SOTER ; application au Maroc


(ix) Plan Directeur de gestion conservatoire des terres Bour en cours d'élaboration dans le cadre du programme international ISCRAL.

La stratégie ISCRAL de conservation et de restauration des terres agricoles, mise au point par la F.A.O et adoptée par le Maroc, est un programme international d'intervention, conçu spécifiquement pour l'Afrique. Le programme consiste à aider les Gouvernements à la formulation de leurs propres plans de développement et de gestion des terres agricoles, et à terme, à la définition d'un programme d'action en collaboration avec les utilisateurs des terres, les départements techniques, les O.N.G les Agences techniques et les bailleurs de fonds.

La stratégie s'appuie sur des principes et des actions propres à promouvoir la maîtrise de l'inventaire des ressources en terres, l'étude des problématiques et des contextes de dégradation des terres, la décentralisation des programmes et la participation des populations à la formulation et à la mise en oeuvre de projets de gestion conservatoire des terres agricoles, et préconise à terme, la préparation d'un Plan Directeur de Gestion Conservatoire des ressources en terres en zones bour (PDGCTB).

Parmi les études importantes réalisées pendant la première phase du projet, figure notamment, le travail de zonage agro-écologique, effectué à l'échelle 1/2.000.000 et ayant abouti à la détermination et la cartographie de 133 unités agro-écologiques, et l'étude, à l'échelon national, de la problématique de dégradation des terres, et des conditions d'introduction du nouveau concept de gestion conservatoire des terres, dans la perspective de promotion d'un développement agricole durable.

Au terme de cette première étape du projet et conformément aux orientations et recommandations de l'atelier national, co-organisé par le Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et la FAO, une série d'activités a été engagée par la Direction des Aménagements Fonciers, qui assure le Secrétariat et la Coordination du Projet en collaboration avec la FAO, portant sur :

  1. Enquête systématique de terrain pour la description et la caractérisation des unités agro-écologiques.
  2. Numérisation sur SIG du découpage agro-écologique.
  3. Etude d'évaluation de la participation des populations aux projets de développement, en vue de la mise au point d'une approche en matière de conservation des sols.
  4. Etudes de préparation de la mise en oeuvre du plan directeur.

(x) Programme d'action National de lutte contre la Désertification (PAN) en cours d'élaboration dans le cadre de la convention internationale de lutte contre la Désertification

La convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification adoptée à Paris le 17 Juin 1994 et ratifiée par le Maroc a pour objectif de lutter contre la désertification et d'atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés, en particulier en Afrique, grâce à des mesures efficaces à tous les niveaux, appuyées par des arrangements internationaux de coopération et de partenariat, dans le cadre d'une approche intégrée compatible avec le Programme Action 21, en vue de contribuer à l'instauration d'un développement durable dans les zones touchées.

Selon la Convention, les pays en développement touchés sont appelés à élaborer et à mettre en oeuvre, selon qu'il convient, des programmes d'action aux niveaux national, sous-régional et régional. Pour les pays africains touchés, ces activités avaient débuté bien avant l'entrée en vigueur de la Convention, en raison du besoin pour une action immédiate dans ces pays.

Au niveau de notre pays, le programme d'action national (PAN) constitue l'outil principal pour traduire les dispositions de la convention en actions et mesures concrètes pour lutter contre la désertification. Le succès à long terme de la convention dépendra pour beaucoup des actions sur lesquelles le PAN portera et aussi de la gestion du processus pour l'identification et la définition de ces actions. Une étape importante concernant le PAN est le mécanisme de consultation qui permettra aux différents groupes d'intérêt de parvenir à un consensus sur le mode d'élaboration de ces programmes et sur la définition des priorités.

Le processus d'élaboration du programme d'action national de lute contre la désertification prévoit, dans sa première phase devant déboucher sur la tenue du premier Forum National de validation (prévu à l'été 2000), l'accomplissement d'une série d'activités et l'établissement de rapports constituant des sous-dossiers importants du PAN.

La démarche convenue et mise en oeuvre depuis le début du processus, distingue quatre branches d'activités constituant quatre volets du dossier du PAN, à savoir :

Actuellement une première version du projet de PAN est préparée et présentée à l'examen du comité de pilotage. Le projet, une fois finalisé, sera soumis au Forum national de validation dont la tenue est prévue pour l'été 2000.


6.0 > 6.


6.1  Indicateurs terre-connexes de réponse


Référez-vous à la section 6.0: Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation.


6.1 > 6.


6.2  Indicateurs eau-connexes de réponse


Référez-vous à la section 6.0: Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation.


6.2 > 6.


6.3  Indicateurs nutrition-connexes de réponse


Référez-vous à la section 6.0: Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation.


6.3 > 6.


6.4  D'autres indicateurs de réponse


Référez-vous à la section 6.0: Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation.


6.4 > 6.

7.   Defis, Points de vue


Récapitulation des actions et dispositions importantes à mettre en oeuvre



Récapitulation des actions et dispositions importantes à mettre en oeuvre

La mise en oeuvre des orientations définies dans les chapitres précédents du rapport tirant les enseignements et les leçons des anciennes expériences et de l'analyse de la perception par les agriculteurs de diverses opérations d'aménagements de l'espace agricole, appelle à l'élaboration d'un programme d'action touchant divers aspects de la gestion conservatoire des terres agricoles. Les éléments essentiels de ce programme sont identifiés et présentés dans les paragraphes ci-après:


Activité prioritaire n°1 : Parachèvement de la cartographie pédologique sur l'ensemble du territoire national

Les cartes pédologiques à différentes échelles, (reconnaissance, mise en valeur) doivent être disponibles pour l'ensemble du territoire national et les terres de la SAU en particulier.

L'absence de ce genre d'études dans certaines zones constitue un handicap et une entrave majeure quant à l'orientation de leur mise en valeur et la formulation de projets de développement.


Activité prioritaire n°2 : Elaboration de cartes de vocation des terres

Il s'agit de cartes agro-pédologiques et d'évaluation des potentialités des terres et de leur aptitude par rapport à différents systèmes d'exploitation et de mise en valeur.

Ces cartes, qu'il convient de préparer à l'échelon des provinces et des centres de travaux, devaient servir d'outils opérationnels, d'orientation et de vulgarisation, à mettre à la disposition des structures locales du MADREF, en l'occurrence les CT et les CMV ou CDA.

La préparation de ces cartes repose sur la maîtrise des données sur les sols, le climat, le relief et la végétation ainsi que sur et l'occupation des sols.


Activité prioritaire n°3 : Elaboration d'une carte de dégradation des sols

La préparation d'une documentation cartographique sur l'état des sols et les divers phénomènes de dégradation qui les affectent devient de plus en plus une nécessité et constitue un préalable et un outil de maîtrise et de planification de l'intervention en matière de gestion conservatoire des terres.


Activité prioritaire n°4 : Préparation de guides pratiques de gestion conservatoire des terres

Compte tenu de la nouveauté relative du concept de gestion conservatoire des terres et dans le but d'une plus grande sensibilisation et préparation des différents partenaires locaux à ces nouvelles approches, des référentiels techniques adaptés à chaque région et contexte agro-écologique doivent être mis au point et mis à la disposition de ces intervenants, notamment :

  1. d'un référentiel technique complet destiné aux responsables régionaux et aux cadres ;
  2. d'un document technique plus simplifié, destiné aux techniciens et vulgarisateurs ;
  3. d'un document pratique, schématique et simplifié, en langue arabe, destiné aux agriculteurs.

Activité prioritaire n°5 : Promotion de la technologie aridoculture

Le milieu aride et semi-aride marocain couvre près de 68% des terres agricoles, participe à plus de 50% de la production végétale et concerne une population de l'ordre de 11 millions d'habitants. Dans ce milieu, l'eau constitue le facteur majeur limitant la production.

Il existe actuellement une panoplie de techniques et d'expériences mises au point, notamment par l'INRA de Settat (centre d'aridoculture) et qu'il convient de vulgariser et d'introduire progressivement dans la pratique de la mise en valeur des terres en climats arides.

Un programme de promotion de cette technologie, en paquets cohérents, en fonction des zones agro-écologiques, doit donc être envisagé, mobilisant des équipes pluridisciplinaires de chercheurs, vulgarisateurs, développeurs.


Activité prioritaire n°6 : Etude d'adaptation de la fertilisation aux exigences locales et aux systèmes d'exploitation.


Activité prioritaire n°7 : Etude de mise en place d'un fonds de réparation des dégâts de crues et inondations sur les terres agricoles


Activité prioritaire n°8 : Institution d'une commission interministérielle d'arbitrage et de gestion de l'utilisation des terres

L'objet de cette commission sera de concrétiser sur le plan institutionnel, l'importance accordée au maintien et à la gestion rationnelle du patrimoine agricole dans la politique nationale et de constituer l'instance d'orientation et d'arbitrage nécessaire pour guider concrètement les rapports entre les différents enjeux de l'aménagement du territoire : développement urbain, tourisme, agriculture, environnement, etc.


Activité prioritaire n°9 : Mise en place d'un système de circulation et d'échange d'informations sur la ressource sol


7. > début de la page

8.   Références / Liens relatifs d'Internet

8.1  Références

8.2  Liens relatifs d'Internet

8. > début de la page



8.1  References


  1. MADREF/AGR/DAF. 2000 : Aménagement, Réhabilitation et Protection de l'espace agricole. Mai 2000, Rabat. Rapport.
  2. MADREF/AGR/DAF. 2000 : SOTER une base de données sur les sols et le relief du Maroc. Décembre 2000, Rabat. Rapport.
  3. MADREF. 2000 : Programme d'action National de lutte contre la désertification (PAN-MAROC). Mai 2000, Rabat. Rapport.
  4. MADREF/Environnement. 1997 : Agriculture et environnement. Juillet 1997, Rabat. Rapport.
  5. MADREF/AGR/DAF. 1999 : Grandes lignes du Plan Directeur de Gestion Conservatoire des Terres Agricoles Bour. Rabat.
  6. MADREF/AGR/DAF : Enquête nationale sur les terres agricoles soumises à l'érosion. Rabat.
  7. MADREF/AGR/DAF : Opération épierrage : Rapport d'évaluation. Rabat.
  8. MADREF/AGR/DAF : Rapport sur les terres agricoles nécessitant des défrichements. Rabat.
  9. MADREF/AGR/DAF. 1999 : Urbanisation et sauvegarde des terres agricoles. Recommandations de la journée du 19 Mai 1999, Rabat.
  10. MADREF/AGR/DAF : Note méthodologique pour la préparation des cartes des vocations agricoles de terres. Rabat.
  11. MADREF/AGR/DAF : Stratégie 2020 de Développement Rural. Rabat. Extrait : pages 158 à 162.
  12. MADREF/AGR/DAF : Loi n°33/94 relative aux Périmètres de Mise en Valeur en Bour. Rabat.
  13. MADREF/AGR/DAF. 2000 : Projet de loi sur le développement et la protection de la montagne au Maroc. Rapport sur les spécificités de l'agriculture de montagne. Rabat.


8.1 > 8.


8.2  Liens relatifs d'Internet

Établissements scolaires relatifs

Istitut Agronomique et Vétérinaire Hassan II
http://www.iav.ac.ma/

Ecole Nationale de l'Industrie Minerale
http://www.enim.ac.ma

Universite Mohamed V
http://www.emi.ac.ma/

8.2 > 8.

history:

[09/07/02] on-line
[29/07/04]add link to Directory of Soil Institutions and Experts in Africa on [Liens 2.2.1]
[09/12/04] ENVIRONMENT en 2.11.


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